STRUCTURE SOUFFLE / 2021

 

  • © Patrick Gheleyns

  • © Patrick Gheleyns

  • © Patrick Gheleyns

  • © Patrick Gheleyns

  • © Patrick Gheleyns

  • © Patrick Gheleyns

  • © Patrick Gheleyns

  • © Patrick Gheleyns

  • © Patrick Gheleyns

  • © Patrick Gheleyns

  • © Patrick Gheleyns


Pour ce projet Myriam Gourfink a choisi d’explorer en profondeur un élément central des danses de couples : le contrepoids. Les huit interprètes créent une structure solidaire, mouvante, élastique et dépendante de chacune, en tension permanente, qui donne à voir le vide qui se forme et se déforme entre les corps.
S’étendant à l’horizontale, s’érigeant à la verticale, se projetant dans le plan sagittal, les danseuses visitent leur kinésphère, cet espace proche qui s’étend jusqu’à l’extrémité de leurs doigts et pieds tendus dans toutes les directions. La structure qu’elles forment collectivement explore elle aussi sa propre étendue : en se dilatant ou se rétractant, elle rend visible et quasi tactile ce qui est le premier mouvement du corps : le souffle.

Comme toujours chez Myriam Gourfink, les mouvements des danseurs sont motivés et guidés par le souffle. Les souffles des danseuses se rencontrent et s’allient, de sorte qu’ils forment une structure commune permettant à la danse de surgir – d’où le titre de la pièce. Le corps prolonge ensuite le souffle, le déploie dans l’espace, le rend palpable.
Structure Souffle est conçue pour s’adapter à différents contextes : une version plateau, qui proposera un point de vue frontal au spectateur, sera organisée de sorte que la structure des corps dansants évolue par rapport au public, afin qu’il puisse en avoir une lecture riche et multiple. Dans une version in situ, les spectateurs seront invités à circuler librement autour de l’aire de représentation, choisissant eux-mêmes leur point de vue et pouvant à tout moment décider d’en changer. À la structure première élaborée avec les huit interprètes s’ajoute en déclinaison, selon la durée souhaitée, plusieurs modules en duos, quatuors etc. : c’est ainsi le lieu lui-même, et ses singularités, qui créeront la dramaturgie d’un Structure Souffle unique.

Le projet musical qui accompagne la pièce chorégraphique n'est pas tant une "composition musicale" dans l'acceptation habituelle de cette idée, c'est-à-dire une durée donnée dans laquelle on peut reconnaître ou discerner une architecture, mais plutôt la tentative de construction d'un monde (sonore) autonome et évoluant selon ses propres causalités. L'impression visée est celle d'un paysage sonore fait d'incessants, bien qu’extrêmement lents changements. Le pari artistique de la partie musicale de Structure Souffle est de créer un monde à partir des seuls outils électroniques, qu'ils soient digitaux et informatisés, ou bien plus simplement analogiques et contrôlés à la main, au jugé, assujettis à l'imparfait geste humain. Cette pensée du monde sonore doit pouvoir s'adapter à toutes les variations, tant dans la durée que dans l'occupation architecturale, que pourra prendre le projet chorégraphique, avec à chaque fois comme seul vecteur de transmission entre le mouvement et la vibration de l'air, le musicien tentant d'influer sur les possibles de la construction sonore, sur sa structure.

For this project Myriam Gourfink has chosen to explore in depth a central element of couple dances: the counterweight. Together, they will create a reliant, moving, elastic and interdependent structure, in permanent tension, which will display the emptiness that forms and deforms between the bodies.

Extending horizontally, rising vertically, projecting into the sagittal plane, the dancers visit their kinesphere, the surrounding space that reaches to the tips of their fingers and feet spreading out in all directions. The structure they will collectively form will also explore its own scope: by expanding or retracting, it will make visible and almost tactile what is the first movement of the body: the breath.
As always in the work of Myriam Gourfink, the dancers' movements will be driven and guided by the breath. The dancers' breaths meet and join together to form a common structure allowing the dance to emerge - hence the title of the piece. The body then prolongs the breath, extends it in space, and makes it palpable.

Structure Souffle is conceived to adapt to different contexts: a stage version, which propose a frontal view to the audience, is designed in such a way that the structure of the dancing bodies evolves in relation to the audience, so that they can have a rich and multiple perception. In an on-site version, the audience is invited to move freely around the performance area, choosing their own viewpoint and being able to change it at any moment. To the first structure elaborated with the eight dancers are added, according to the desired duration, several modules in duets, quartets, etc.: it is thus the site itself, and its singularities, which will create the dramaturgy of a unique Structure Souffle.
The musical design that accompanies Myriam Gourfink's choreographic piece, Structure Souffle, is not so much a "musical composition" in the usual sense of the word, that is to say, a given duration in which an architecture can be recognized or discerned, but rather the attempt to construct an autonomous (sound) world that evolves according to its own causalities. The intended impression is that of a soundscape made of incessant, though extremely slow, changes. the artistic endeavour of the musical part of Structure Souffle is to create a world from electronic means alone, which may be digital and computerized, or more simply analogue and controlled by hand, based on estimation, subjected to the imperfect human gesture. This conception of the sound world of Structure Souffle must be able to adapt to all the variations, both in duration and in architectural configuration, that the choreographic project may entail, with the musician attempting to influence the possibilities of the sound construction, its structure, as the sole medium of transmission between the movement and the vibration of the air, each time.


Creation : 2021

CHOREGRAPHY
Myriam Gourfink

DANSE
Alexandra Damasse, Céline Debyser, Karima El Amrani, Carole Garriga, Deborah Lary, Azusa Takeuchi, Véronique Weil, Annabelle Rosenow

COMPOSITION AND LIVE ELECTRONICS
Kasper Toeplitz

CONTROL ROOM, SET SOUND AND LIGHTS
Zakariyya Cammoun

ADMINISTRATION
Matthieu Bajolet

PRODUCTION
Laurence Giraud

DIFFUSION
Weina Zhang

COMMUNICATION
Cédric Chaory

DURATION
70 to 240 MIN

Coproductions : centre chorégraphique national de Caen en Normandie, dans le cadre de l’accueil-studio ; La Place de la danse / CDCN Toulouse Occitanie ; Atelier de Paris / CDCN ; Le Dancing / CDCN Dijon Bourgogne-Franche-Comté ; Festival d’Automne à Paris ; Centre des Monuments nationaux. Soutien : CN D – Centre national de la Danse dans le cadre de l’accueil en résidence
LOLDANSE est conventionnée par le ministère de la Culture – DRAC Île-de-France